Komoot du bitume à la terre, l’art de tracer sa route

La bordure claque, le vent de face essaye d’arracher la garette, et les cuissots commencent déjà à brûler. 

Que l'on soit un puriste de la socquette haute qui ne jure que par le carbone profilé ou un baroudeur du dimanche adepte des sacoches de gravel bien chargées, le verdict du terrain reste le même pour tout le monde : un parcours mal préparé transforme la plus belle des sorties en une longue et douloureuse agonie.

On a tous connu cette sortie gâchée. Celle où le GPS bifurque soudainement vers un chemin de débardage impraticable en pneus de 28 mm, celle où l'on se retrouve bloqué sur une départementale saturée de semi-remorques à la sortie d'un virage masqué, ou encore celle où le col improvisé se transforme en une pente à 18 % imprévue, finissant d'achever les quelques watts qu'il nous restait dans les jambes. Pédaler carré, piocher, et finir par ramasser ses dents à la cuillère : voilà le tarif quand on trace à l'aveugle sur un coin de table.