Laboratoire et test d'un caad5
Laboratoire et test d'un caad5
Joe Montgomery inspecte un cadre
Visite de l'usine Cannondale en 1994Â Â
L'usine Cannondale de Bedford, en Pennsylvanie, se distingue par une approche radicalement nouvelle de la production de vĂ©los. Contrairement Ă de nombreuses autres usines dĂ©jĂ visitĂ©es pour la rubrique « Gadgets », aucune dâentre elles nâavait encore prĂ©sentĂ© de solutions aussi innovantes que celles mises en Ćuvre par Cannondale. Â
Jusqu'en 1988, Cannondale fonctionnait avec une usine comparable Ă toutes les autres, utilisant les mĂ©thodes suivantes : Â
Les tubes Ă coupe d'onglet Ă©taient usinĂ©s, et de nombreux gabarits Ă©taient construits pour maintenir les tubes pendant les opĂ©rations d'usinage et de soudage. Â
Les tubes Ă©taient commandĂ©s et stockĂ©s par lots importants afin de rĂ©duire les prix unitaires. Â
Les nouveaux modĂšles nĂ©cessitaient un long dĂ©lai entre leur conception et leur livraison, car les fournisseurs de tubes devaient rĂ©outiller leurs machines pour fabriquer les tubes spĂ©cifiĂ©s. Â
Les prototypes Ă©taient construits un par un dans l'atelier d'usinage de l'usine et, une fois le nouveau modĂšle choisi, de nouveaux gabarits devaient ĂȘtre fabriquĂ©s pour chaque modification de la conception des tubes ou du cadre. Â
De grands lots de tubes identiques Ă©taient assemblĂ©s par biseau afin de minimiser le temps nĂ©cessaire Ă la mise en place de l'outillage pour chaque opĂ©ration, et les opĂ©rations de montage, de pointage, de soudage et d'assemblage Ă©taient rĂ©alisĂ©es sur ces mĂȘmes grands lots afin dâutiliser les tubes prĂ©parĂ©s. Â
Les fourches de chaque taille et de chaque type de cadre devaient ĂȘtre fabriquĂ©es en interne ou commandĂ©es auprĂšs de fournisseurs externes. Â
Le traitement thermique Ă©tait rĂ©alisĂ© dans un immense four pendant quatre heures afin de permettre Ă la chaleur de pĂ©nĂ©trer uniformĂ©ment dans les tubes jusqu'Ă la tempĂ©rature adĂ©quate. Â
Les cadres Ă©taient hissĂ©s dans le four Ă l'aide d'un support en acier inoxydable d'une valeur de 14 000 $ pouvant contenir 100 cadres Ă la fois, puis les 100 Ă©taient plongĂ©s simultanĂ©ment dans le bain de trempe ; la masse du support Ă©tait telle que le four et le bain de trempe servaient principalement Ă le chauffer et Ă le refroidir. Â
Entre le chargement et le dĂ©chargement de la grille, le four restait inactif, et il fallait donc le rallumer pour traiter thermiquement le lot suivant de cadres. AprĂšs le traitement thermique, chaque cadre Ă©tait alignĂ©. Â
Pour achever le processus de production, les cadres Ă©taient peints automatiquement par un robot de peinture rotatif, et chaque changement de couleur imposait le rinçage et le nettoyage complet du systĂšme de peinture. Â
Lâessentiel de ce processus rĂ©sidait dans un assemblage des vĂ©los en sĂ©rie. Cannondale conservait en permanence un stock important de vĂ©los de production rĂ©cente, ainsi qu'un stock minimal de vĂ©los produits quelques mois auparavant, en fonction des prĂ©visions de demande. Si un modĂšle venait Ă manquer, il fallait attendre lâĂ©coulement dâautres lots importants avant de lancer un remplacement. Â
Un tournant dĂ©cisif sâest opĂ©rĂ© en 1988, lorsque la direction de Cannondale a dĂ©cidĂ© de faire de lâentreprise un acteur majeur de lâindustrie mondiale du cycle. PlutĂŽt que de dĂ©localiser la production, lâobjectif Ă©tait de fabriquer Ă©conomiquement de grandes quantitĂ©s de vĂ©los de qualitĂ© aux Ătats-Unis, quitte Ă transformer profondĂ©ment les mĂ©thodes de production. La mission de convertir l'usine afin qu'elle puisse produire beaucoup plus de vĂ©los et de modĂšles, tout en rĂ©duisant les dĂ©lais de livraison, a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă Dick Resch. Â
Le parcours de Resch, professeur d'Ă©tudes religieuses au Loras College de Dubuque, dans l'Iowa, rĂ©cemment diplĂŽmĂ© de la Yale Business School, nâest pas typiquement associĂ© Ă une telle tĂąche. Cette combinaison de profils a toutefois apportĂ© un regard neuf, sans doute diffĂ©rent de celui quâauraient eu des dirigeants chevronnĂ©s de lâindustrie du cycle ou des ingĂ©nieurs de fabrication. Â
Le prĂ©sident de Cannondale, Joe Montgomery, plaçait une grande confiance en Resch et lui demanda de ne pas se contenter de recommander des pistes, mais de passer directement Ă lâaction et de mener les changements. Conscient de lâimpossibilitĂ© de quintupler la production en conservant les mĂ©thodes traditionnelles, Resch entreprit de repenser lâensemble des opĂ©rations de lâentreprise. Les Ă©volutions envisagĂ©es nâayant, Ă sa connaissance, jamais Ă©tĂ© tentĂ©es par dâautres sociĂ©tĂ©s de cycles, il choisit dâen Ă©prouver la validitĂ© par lâexpĂ©rimentation. Son attention se porta dâabord sur les opĂ©rations de couture de Cannondale, dont les cycles de production courts (deux saisons de vente) et le coĂ»t relativement rĂ©duit des machines et des matiĂšres premiĂšres se prĂȘtaient Ă des essais rapides et peu coĂ»teux. Â
Pour amorcer cette transformation, Resch mit en place un programme baptisĂ© CLIPS (Cannondale Low Inventory Products System). Lâobjectif consistait Ă accroĂźtre la flexibilitĂ© des opĂ©rations de fabrication en rĂ©duisant ou en supprimant lâoutillage spĂ©cial, en diminuant les stocks et en raccourcissant les cycles de production. Les opĂ©rations de dĂ©coupe furent entiĂšrement repensĂ©es et un nouveau systĂšme dâacheminement des matĂ©riaux, pilotĂ© par ordinateur et installĂ© sur un rail au plafond, fut mis en place. La taille des lots fut rĂ©duite, et de nouveaux systĂšmes de suivi et de traçabilitĂ© des produits furent instaurĂ©s. Â
Resch implanta ensuite un systĂšme appelĂ© CPR (Remplacement critique des produits). GrĂące Ă ce dispositif, 90% des commandes des distributeurs pouvaient ĂȘtre expĂ©diĂ©es complĂštes avec seulement six jours de stock. Le rythme et la productivitĂ© ainsi obtenus dĂ©passaient largement les niveaux jusque-lĂ connus chez Cannondale. Cependant, la technologie et la culture dâentreprise nâĂ©taient pas encore au diapason. Les innovations consommaient une part excessive de la mĂ©moire informatique disponible, tandis que le changement radical de fonctionnement exigeait une formation plus poussĂ©e pour le personnel. Le CPR fut donc rapidement abandonnĂ©, considĂ©rĂ© comme une expĂ©rience Ă la fois concluante et visionnaire. Resch soulignait que « la certitude de lâĂ©chec est plus rassurante que le risque de la rĂ©ussite » et prĂ©voyait de rĂ©introduire le CPR dans toute lâusine une fois la refonte de la production de vĂ©los achevĂ©e. Â
Conversion de l'usine de vĂ©los Â
En 1990, la conversion de l'usine de vĂ©los a dĂ©butĂ©. Quatre ans plus tard, alors que cette conversion nâest encore que partiellement achevĂ©e, Cannondale produit plus de cinq fois plus de vĂ©los, avec un niveau de stock moindre, quâen 1989. Plus prĂ©cisĂ©ment, les chiffres de Resch indiquent une augmentation de productivitĂ© de 240% entre 1988 et 1993. Â
Au cĆur de ce systĂšme de production dĂ©sormais brevetĂ© se trouve la volontĂ© dâĂ©liminer tout besoin de changement dâoutillage. DĂšs le dĂ©part, la conception dâun vĂ©lo est rĂ©alisĂ©e sur un systĂšme CAO/FAO, oĂč des dessins modulaires types dâassemblages partiels de cadre sont créés et modifiĂ©s sur Ă©cran. Si un nouveau type de tube est requis, le systĂšme conçoit et usine par commande numĂ©rique les blocs de formage en acier nĂ©cessaires pour transformer les tubes existants en ces nouveaux tubes sur une machine de formage interne. Lâordinateur pilote ensuite les dĂ©coupeuses laser et plasma pour rĂ©aliser des coupes dâonglet prĂ©cises sur chaque tube, conformĂ©ment Ă la nouvelle conception, et pour dĂ©couper simultanĂ©ment les trous pour porte-bidon, les aĂ©rations, les encoches et les fentes pour les pattes de selle. Une particularitĂ© des coupes dâonglet de Cannondale rĂ©side dans les languettes dĂ©coupĂ©es Ă la base de chaque onglet, qui sâemboĂźtent dans des encoches correspondantes des tubes adjacents. Ces opĂ©rations de dĂ©coupe sont effectuĂ©es par lots de tubes pour chaque cadre, la vitesse de coupe restant identique Ă celle dâune production de grandes sĂ©ries de tubes diagonaux identiques, par exemple. Les mandrins Ă serrage rapide qui font tourner les tubes sous les dĂ©coupeurs laser ou plasma sont universels et indĂ©pendants de la taille ou de la forme du tube. Â
Les gabarits de pointage du triangle avant du cadre sont conçus pour sâadapter Ă tous les cadres, quelle que soit leur gĂ©omĂ©trie. Lâordinateur dĂ©termine la hauteur du bas du tube de direction par rapport au boĂźtier de pĂ©dalier ; il suffit de rĂ©gler cette hauteur sur le gabarit pour passer dâun type ou dâune taille de cadre Ă un autre. Les pattes et les encoches maintiennent les tubes en place et chaque joint est ensuite pointĂ©. Â
Chaque centre de pointage de cadre et chaque assemblage de triangle arriĂšre est servi par deux rangĂ©es de soudeurs certifiĂ©s qui assemblent les tubes. Un systĂšme de traçabilitĂ© permet de savoir quel soudeur est intervenu sur chaque cadre sortant de lâusine. Â
Lâimmense four de traitement thermique a Ă©tĂ© remplacĂ© par un nouveau modĂšle brevetĂ© Ă trois chambres, chacune pouvant contenir huit cadres. Des chariots acheminent chaque lot de huit cadres via un rail au plafond. Un premier lot pĂ©nĂštre dans la chambre avant du four, oĂč sa tempĂ©rature est portĂ©e Ă celle de la chambre intĂ©rieure, maintenue constante. Ce lot est ensuite transfĂ©rĂ© dans la chambre intĂ©rieure tandis quâun autre, placĂ© derriĂšre lui, entre dans la premiĂšre chambre. AprĂšs quelques minutes, le premier lot passe dans une troisiĂšme chambre qui, comme la premiĂšre, isole la chambre intĂ©rieure des variations de tempĂ©rature. Les cadres restent seulement quelques minutes dans chaque chambre, juste le temps dâatteindre briĂšvement la tempĂ©rature de traitement thermique. Lâancien four exigeait quatre heures pour rĂ©aliser la mĂȘme opĂ©ration, la tempĂ©rature Ă©tant Ă©levĂ©e trĂšs progressivement afin dâĂ©viter, parmi les 100 cadres traitĂ©s, la surchauffe des tubes fins et la sous-chauffe des tubes plus Ă©pais. DĂ©sormais, des sondes thermomĂ©triques sont vissĂ©es dans les tubes, fins et Ă©pais, de cadres tĂ©moins afin de contrĂŽler quotidiennement le traitement thermique. Â
La tempĂ©rature du bain de trempe est surveillĂ©e en permanence et rĂ©ajustĂ©e Ă la valeur souhaitĂ©e aprĂšs lâimmersion de chaque support de huit cadres. Cette approche garantit une tempĂ©rature de trempe uniforme pour chaque cadre, Ă©vitant les variations prĂ©cĂ©demment liĂ©es Ă la position du cadre dans la structure de 99 autres et Ă lâĂ©chauffement du bain lors de lâimmerÂsion du support en acier. Â
Cannondale utilisait autrefois un aligneur automatisĂ© trĂšs coĂ»teux, chargĂ© de vĂ©rifier et corriger lâalignement de chaque cadre Ă lâĂ©tat ramolli, immĂ©diatement aprĂšs le traitement thermique. Une fois le nouveau systĂšme de traitement thermique installĂ©, il est apparu que cette machine devenait peu utile, les cadres sortant dĂ©jĂ bien mieux alignĂ©s. GrĂące au nouveau systĂšme de suivi, qui renseigne les ingĂ©nieurs sur lâhistorique complet de chaque cadre, diverses Ă©tapes ont pu ĂȘtre optimisĂ©es afin dâamĂ©liorer encore lâalignement. Les cadres mal alignĂ©s Ă©tant devenus trĂšs rares, lâaligneur automatisĂ© a Ă©tĂ© retirĂ© du processus. Lâalignement de chaque cadre est toujours vĂ©rifiĂ©, mais tout cadre dĂ©fectueux est dĂ©sormais mis au rebut. Â
Alors quâauparavant Cannondale stockait des tubes de direction de toutes les longueurs nĂ©cessaires, lâentreprise ne recourt dĂ©sormais, pour chaque modĂšle, quâĂ des tubes trĂšs longs et non filetĂ©s. Une machine spĂ©cifique permet de couper et de fileter les tubes de direction aprĂšs peinture, et les fourches ne sont plus fabriquĂ©es quâĂ la demande. Â
La peinture Ă©tait autrefois appliquĂ©e par un robot de pulvĂ©risation rotatif automatisĂ©. Ce robot a Ă©tĂ© retirĂ© afin dâoffrir une plus grande flexibilitĂ© dans le choix des couleurs. Ce changement sâexplique Ă©galement par lâintroduction de nouvelles peintures imposĂ©es par lâAgence de protection de lâenvironnement (EPA), dont lâapplication est moins uniforme en lâabsence des composants organiques volatils prĂ©cĂ©demment utilisĂ©s. Leur passage forcĂ© Ă travers les anciens atomiseurs rotatifs produisait en outre des rĂ©sultats moins homogĂšnes. ConformĂ©ment aux nouvelles rĂ©glementations, la suppression des solvants dans la peinture impose lâemploi dâun catalyseur pour le durcissement, ce qui entraĂźne un durcissement Ă lâintĂ©rieur des machines de pulvĂ©risation. Les fabricants de pistolets de pulvĂ©risation, DuPont, lâEPA et Cannondale ont donc collaborĂ© Ă©troitement Ă la mise au point dâun nouveau systĂšme. Les cadres sont dĂ©sormais peints manuellement Ă lâaide de pistolets qui mĂ©langent peinture et catalyseur dans le flux, juste en amont de la buse. La peinture ne durcissant pas dans les pistolets, un opĂ©rateur peut employer plusieurs pistolets pour appliquer des couleurs diffĂ©rentes. Il peint les cadres dâun style donnĂ© jusquâĂ lâarrivĂ©e dâune nouvelle Ă©tiquette dâinstruction sur le convoyeur, puis passe simplement Ă la couleur suivante, sans nettoyage intermĂ©diaire. Â
Ă lâavenir, Cannondale projette de superviser lâensemble des opĂ©rations Ă lâaide dâun logiciel conçu par des ingĂ©nieurs de lâUniversitĂ© du Connecticut. Chaque jour, les tĂąches planifiĂ©es seront saisies dans le systĂšme, qui dĂ©terminera le flux de production le plus efficace. En cas de panne dâune machine, le logiciel proposera un itinĂ©raire de production alternatif optimal. Il signalera Ă©galement aux responsables les postes de travail inactifs et les pĂ©riodes creuses. Comme lâutilisation de ces postes Ă ces moments nâaugmente pas la production, ce temps « libre » sera consacrĂ© Ă la formation des nouveaux employĂ©s ou Ă la maintenance des Ă©quipements. Â
Le contrĂŽle qualitĂ© des produits est assurĂ© par un laboratoire dâessais complet, le Q-Lab. Ce laboratoire dispose dâun Ă©quipement riche en machines dâessais de fatigue rĂ©pĂ©titive et de simulation dâimpact. Des recherches continues en conditions rĂ©elles sont menĂ©es en Ă©quipant des vĂ©los de jauges de contrainte reliĂ©es Ă des ordinateurs portables. Â
Atteindre le niveau supĂ©rieur Â
Cannondale a dĂ©jĂ atteint un premier objectif : permettre Ă chaque employĂ© dâexĂ©cuter son travail sur nâimporte quel type de cadre grĂące Ă des outils standardisĂ©s Ă chaque poste. LâĂ©tape suivante consiste Ă faire en sorte que des informations spĂ©cifiques accompagnent chaque cadre, afin que sa fabrication puisse ĂȘtre adaptĂ©e en consĂ©quence. Un tel dispositif permettrait de produire chaque cadre sur mesure au mĂȘme rythme que les cadres identiques actuellement fabriquĂ©s. Les prototypes sont dĂ©jĂ rĂ©alisĂ©s sur la mĂȘme chaĂźne que les autres cadres, mais ils doivent encore ĂȘtre suivis avec prĂ©cision. La mise en place dâun systĂšme de suivi automatisĂ© reste complexe, notamment parce que les Ă©tiquettes Ă code-barres seraient dĂ©truites par le traitement thermique ; Resch estime toutefois quâune solution est en voie dâĂ©laboration. Â
Un test impressionnant Â
Pour Ă©prouver concrĂštement la flexibilitĂ© de production de Cannondale, un cadre sur mesure fut commandĂ© pour une taille hors de la gamme actuelle de la marque. Les paramĂštres de conception furent modifiĂ©s sur ordinateur et un cadre entiĂšrement personnalisĂ© sortit de la chaĂźne en mĂȘme temps que tous les autres, le tout en une seule journĂ©e. Â
Globalement, lâusine Cannondale apparaĂźt comme lâinstallation la plus impressionnante observĂ©e jusquâĂ prĂ©sent. Lâincroyable simplicitĂ© et la flexibilitĂ© de certains systĂšmes de production dĂ©passent tout ce qui se rencontre habituellement dans une usine de vĂ©los. La volontĂ© manifeste de repenser chaque opĂ©ration de A Ă Z, plutĂŽt que dâajouter simplement de la technologie Ă un schĂ©ma existant, frappe particuliĂšrement lâobservateur. Si un meilleur produit peut ĂȘtre obtenu en repensant son assemblage, il devient difficile de justifier la persistance des anciennes mĂ©thodes.