Commencal est une marque emblématique de VTT fondée en 1998 en Andorre par Max Commencal, un passionné d’architecture passé par le BMX et pionnier du VTT français via Sunn. Son histoire est marquée par des rebonds entrepreneuriaux, des succès en compétition et une philosophie anti-carbone assumée.
Origines de Max Commencal
Max Commencal, né en France dans les années 1960, grandit dans un environnement où la mécanique, l’aventure et la débrouillardise sont au cœur de la vie quotidienne, dans une région du Sud-Est marquée par les Alpes et la Provence, où les chemins escarpés et les terrains accidentés invitent à l’exploration. Formé initialement comme architecte d’intérieur – une profession qui lui enseigne la précision des plans, la vision structurelle des matériaux et l’équilibre entre esthétique et fonctionnalité –, il se détourne rapidement des bureaux étriqués et des chantiers urbains pour embrasser des passions plus physiques, plus extrêmes, qui correspondent à son tempérament rebelle et innovant. Dès son adolescence, Max est irrémédiablement attiré par le moto-cross, ce sport rugueux et impitoyable qui oppose l’homme à la machine sur des pistes boueuses et rocailleuses. Il participe activement à des compétitions locales, apprenant à réparer ses motos sous la pluie, à affiner les suspensions pour gagner des précieuses secondes, forgeant ainsi un caractère indomptable et un amour viscéral pour les engins poussés à leurs limites absolues.
Cette passion le mène même au mythique Rallye Dakar, l’épreuve-reine des années 1980, où il affronte les déserts impitoyables du Sahara et d’Afrique sur des motos primitives, souvent customisées de ses mains. Imaginez-le : un jeune Max, casqué et ganté, traversant des dunes infinies sous un soleil de plomb à 50°C, réparant un carburateur défaillant avec un simple tournevis et du fil de fer, dormant à même le sable après 800 km d’épuisement. Cette expérience n’est pas qu’une anecdote sportive ; elle lui inculque une philosophie de durabilité impitoyable où chaque composant, chaque boulon doit survivre aux pires conditions – chocs, vibrations, chaleur extrême. C’est là qu’il développe son aversion précoce pour les matériaux fragiles ou éphémères : le métal forgé, l’acier chromoly deviennent ses alliés, tandis que tout ce qui se brise facilement est banni de son univers mental. Le Dakar lui enseigne aussi la résilience humaine : abandonner n’est pas une option, et les échecs mécaniques sont des leçons pour rebondir plus fort.
Mais c’est véritablement le BMX qui marque son entrée fracassante dans l’univers cycliste, au milieu des années 1980, lorsque ce sport explose en popularité en Europe et aux États-Unis. Le BMX, avec ses tricks urbains audacieux, ses rampes improvisées dans des parkings abandonnés et ses compétitions freestyle endiablées, séduit Max par son côté brut, créatif et accessible. À une époque où les vélos BMX sont importés d’Amérique à prix d’or et inadaptés aux morphologies européennes, Max y voit un potentiel commercial et culturel immense. Il commence par importer et distribuer des pièces détachées – fourches, pédales, pneus – depuis un petit atelier, apprenant le métier “de la rue” en discutant avec des riders locaux. Anecdote savoureuse et emblématique : lors d’une exposition BMX dans le Sud de la France, il croise un groupe de jeunes pilotes français qui se plaignent de leur matos cher, lourd et peu fiable ; furieux de leur frustration, Max décide sur-le-champ de créer du local, du solide, adapté aux terrains européens. Il bricole ses premiers prototypes dans un garage, testés sur des sauts de fortune, et commence à vendre à la sauvette. Cette période forge son réseau étendu : il rencontre des pilotes charismatiques comme ceux qui deviendront plus tard les légendes du VTT, apprenant leurs besoins en termes de géométrie, de rigidité et de feeling.
Le tournant décisif arrive en 1986-1987 avec le premier championnat du monde officieux de VTT à Villard-de-Lans, en France, un événement pionnier qui pose les bases du mountain biking moderne. À cette époque, le VTT n’est encore qu’un mélange confus de vélos de cyclo-cross modifiés, lourds et peu maniables, pratiqué par des puristes sages sur des sentiers forestiers. Max, visionnaire, y voit une opportunité en or : recruter des pilotes BMX pour leur style spectaculaire – sauts périlleux, drops vertigineux, vitesse folle en descente – et transformer une course “ennuyeuse” en un show explosif, fun et médiatique. Il aligne une petite équipe de BMXeurs sur des vélos customisés, imposant un marketing agressif avec logos flashy et attitudes rock’n’roll. Résultat : le VTT gagne en popularité immédiate, attirant sponsors et médias. Cela pose les fondations de sa légende personnelle : faire du vélo un sport accessible à tous, loin des élitistes du cyclisme sur route, un vecteur de plaisir pur et de rébellion contre les normes établies. Ces origines expliquent tout de Max : un architecte devenu rider, un bricoleur devenu entrepreneur, un aventurier qui infuse sa passion dans chaque cadre de vélo qu’il conçoit.
De ces racines multiples – moto-cross, Dakar, BMX –, Max tire une éthique de travail forcenée : tester soi-même, innover sans budget pharaonique, prioriser la durabilité sur l’esbroufe. Son passage au BMX lui enseigne aussi l’importance du “cool factor” : un vélo doit non seulement rouler vite, mais inspirer, fédérer une communauté. C’est cette somme d’expériences qui le propulse vers Sunn, sa première grande aventure industrielle, prête à révolutionner le monde naissant du VTT.
Sunn représente l’apogée créative et explosive de Max Commencal dans les années 1980 et 1990, une marque qui passe du garage artisanal à la domination mondiale du BMX puis du VTT naissant. Lancée modestement vers 1983 (les dates précises varient légèrement selon les sources, mais autour de cette période charnière) depuis un atelier provençal ou alpin dans le Sud-Est français – un lieu exigu rempli de tubes d’acier, de soudeuses et d’idées folles –, Sunn explose littéralement avec le boom mondial du VTT après 1985. À l’origine, la marque se concentre sur le BMX : cadres en chromoly double butted, une innovation technique majeure pour l’époque où les vélos étaient encore en acier brut lourd et basique. Ces tubes fins mais renforcés offraient une légèreté inédite sans sacrifier la robustesse, idéaux pour les tricks violents et les impacts répétés. Max, en architecte des métaux, optimise les géométries pour une maniabilité freestyle parfaite, et Sunn devient vite la marque française de référence, exportée même aux États-Unis.
Fait historique clé et turning point : en 1991, Sunn signe Nicolas Vouilloz, un prodige de 15 ans originaire de Haute-Savoie, qui remporte pas moins de 10 titres de champion du monde de descente consécutifs entre 1992 et 2001 – un record absolument inégalé dans l’histoire du VTT. Max mise alors tout sur des pilotes “showmen” charismatiques : Cédric Gracia, le clown du peloton avec son humour décalé et ses crashes légendaires ; Anne-Caroline Chausson, la reine incontestée avec 7 titres mondiaux en descente ; Rémy Absalon, grimpeur infatigable. Ces athlètes ne sont pas de simples ambassadeurs : ils co-conçoivent les vélos, testent prototypes sur les pistes les plus vicieuses d’Europe. Anecdote culte et révélatrice de l’esprit Sunn : lors d’une Coupe du Monde 1995 à Vigo, en Espagne, Vouilloz arrive en qualifications sur un cadre tout neuf qui casse net après un drop raté ; Max, présent sur place en tant que team manager, improvise une réparation de fortune avec un chalumeau, du métal d’appoint et des renforts bricolés. Contre toute attente, Nico remporte la finale sur ce “Frankenstein” rafistolé, prouvant la philosophie de Max : la passion et l’ingéniosité valent tous les labos high-tech du monde.
Sur le plan technique, Sunn révolutionne le VTT : introduction des premiers cadres en aluminium 7005 traités T6, ultra-résistants aux impacts en descente (DH), avec des géométries agressives – angles de direction fermés pour une stabilité en vitesse, bases courtes pour la vivacité en virages. Ces vélos chromoly ou alu deviennent cultes auprès des riders hardcore : le Sunn Something Good, un semi-rigide iconique, ou les full-suspension comme le Sunn Lumene, précurseurs des enduro modernes. Commercialement, Sunn innove avec un circuit de vente par teams shops spécialisés, créant une communauté fidèle et passionnée, presque sectaire – les “Sunn boys” tatoués au logo, prêts à défendre la marque bec et ongles. Les années 1990 voient Sunn dominer les Coupes du Monde UCI : médailles en pagaille, couvertures de magazines comme Vélo Vert ou Dirt.
Mais les vents tournent fin des années 90. La croissance fulgurante attire des associés investisseurs, focalisés sur la rentabilité à court terme : usines sous-traitées, gammes élargies au XC banal, endettement massif pour concurrencer les géants comme Trek ou Specialized. Max, fidèle à sa vision passionnée, refuse ces compromis ; il veut des vélos indestructibles pour riders extrêmes, pas des best-sellers supermarket. Conflit inévitable : en 1998, il est éjecté manu militari par un coup de boardroom – anecdote amère et traumatisante : il apprend sa mise à l’écart par un appel téléphonique froid alors qu’il est en voyage de scouting en Andorre, pays qu’il affectionne déjà pour ses montagnes. Sunn survit tant bien que mal sous nouveau management, rachetée par des fonds, mais décline inexorablement vers la faillite en 2001, avec des vélos oubliés dans des entrepôts. Leçons gravées dans le marbre pour Max : la passion doit primer sur la finance ; l’aluminium forever, recyclable et fiable ; et jamais plus de dilution dans la masse. Cette épreuve forge Commencal comme un phénix : retour aux sources, équipe familiale resserrée, focus sur l’essentiel – le plaisir pur du ride.
Cette fondation de Sunn n’est pas qu’une success story ; c’est le laboratoire où Max affine sa doctrine : vélos comme extensions du corps, pas produits jetables. Les pilotes Sunn deviennent légendes, et Max, leur mentor éternel.
1998 marque le grand rebond : Max, éjecté de Sunn, amer mais combatif comme un boxeur sonné, atterrit en Andorre grâce à son avocat qui le met en contact avec la famille Perez, des industriels locaux influents dans le textile et la mécanique. Pourquoi l’Andorre, ce micro-État pyrénéen coincé entre France et Espagne ? Pour Max, c’est un paradis : fiscalité allégée pour lancer une boîte sans asphyxie administrative, montagnes escarpées idéales pour les tests grandeur nature (le futur Bike Park Vallnord en gestation), et un amour personnel pour ce pays où il skie l’hiver et roule l’été depuis des années. La société Commencal SA est créée en 1998 à Escaldes-Engordany, première collection présentée à l’Eurobike 1999 avec des prototypes alu dessinés à la main. Coup de génie marketing et technique : le Supernormal, un cadre semi-rigide basique en alu 6061, géométrie simple mais fun (angle direction 70°, reach généreux), prix démocratisant à 1000€ – pas de gadgets superflus, focus pur plaisir et robustesse.
Fait historique propulsant la marque : élu “VTT de l’année 2000” par Vélo Magazine pour son rapport qualité/prix imbattable ; surtout, Christophe Dupouey, transfuge Sunn, remporte le Roc d’Azur Élite sur ce modèle malgré un budget modeste face aux mastodontes. Ventes explosent x10 en un an, bouche-à-oreille riders. Expansion fulgurante : 2003, tests carbone abandonnés (teaser de sa haine future) ; 2005, ouverture d’une usine moderne à Escaldes, 50 employés soudant à la main ; 2008, implantation USA/Canada après faillite d’un concurrent, avec shops dédiés. Anecdote usine quotidienne : Max dort parfois sur place lors des rushs de prod, cuisine des paellas géantes pour l’équipe, transformant l’atelier en famille élargie. Aujourd’hui, 150 employés, CA estimé 30M€, export 70% production.
Commencal crée aussi des écosystèmes : en 2007, investissement massif dans le Bike Park Vallnord, hôte de Coupes du Monde UCI depuis 2011 (descente, 4X, enduro), avec victoires iconiques d’Amaury Pierron et Myriam Nicole. Philosophie gravée : “Vélos pour riders, pas pour vendre aux bobos” – e-commerce pionnier dès 2010, direct-to-consumer évitant marges distributeurs gras. Fils Yannick gère marketing digital, Max les rêves techniques. De Sunn naufragé à empire alu, Commencal incarne la résurrection par passion.
Anecdotes et faits marquants
• Saga Supernormal : Conçu en 3 mois sur table à dessin, testé sur rochers Vallnord ; Dupouey témoigne : “C’est ce vélo qui m’a fait gagner Roc d’Azur, simple mais vivant.” Ventes folles, copié par tous.
• Ère Cédric Gracia : 2003, signature du showman ; fans forment “Commencal Army”, campant sous pluies pour démos. Gracia : 2 victoires Crankworx.
• Dynastie Nicole/Pierron : Myriam Nicole, 3 mondes DH (2012-2017) ; Amaury Pierron, 4 mondes DH + enduro dominants 2010s, sur alu pur prouvant perf.
• Pionnier e-commerce : 2010, quitte distros traditionnels ; boom ventes online + customs shops USA. Résultat : indépendance totale.
• BMX revival : 2020s, équipe Sylvain André, argent JO Paris 2024 BMX Race – clin d’œil origines Max.
• Refus sponsors carbone : Jamais plié face pressions géants composites ; “On gagne en métal, point.”
• Anecdote familiale : Fils Yannick au marketing : “Papa gère les rêves fous, moi le business terre-à-terre.” Team comme clan.
• Bike Park Vallnord : Max investit 1M€ perso ; attire 100k visitors/an, UCI venue fixe.
• Crises surmontées : 2008 crash économique, pivot e-MTB alu early ; 2020 Covid, prod boostée Andorre isolée.
• Culture interne : Barbecues Vallnord post-tests, Max en DJ ; zéro hiérarchie, idées de tous.
Autres pépites : proto “velo oublié” 2000s, full alu collector ; teams juniors repérant talents tôt.
Pourquoi Max déteste le carbone
Depuis plus d’une décennie, Max Commencal s’est imposé comme l’un des plus farouches opposants au carbone dans le monde du vélo. Sa position, devenue iconique depuis 2012 et résumée dans sa célèbre formule — « Jamais de carbone chez Commencal ! » — n’a rien d’un simple coup marketing ou d’une nostalgie du passé. Il s’agit d’une véritable croisade personnelle, à la fois éthique, technique et écologique, nourrie par des décennies d’expérience sur le terrain et par des constats parfois brutaux.
Au cœur de ce rejet, on trouve d’abord une révolte écologique et industrielle. Max sait de quoi il parle : il a visité, entre 2003 et 2010, plusieurs usines asiatiques spécialisées dans la production de cadres en carbone. Ce qu’il a découvert l’a profondément marqué. Il décrit des sites infernaux, emplis de vapeurs toxiques émanant de fours chauffés à plus de 200 °C, où des ouvriers, souvent très jeunes, manipulaient des résines époxy à mains nues ou équipés de simples masques en tissu. Aucun traitement des rejets, des rivières polluées directement : un véritable désastre écologique. Depuis, il répète souvent ces chiffres chocs : la fabrication d’un cadre carbone émet entre 20 et 30 kg de CO₂, contre à peine 5 kg pour un cadre en aluminium, ce dernier étant recyclable à 95 % et souvent produit en Europe. Quant à la résine plastique utilisée dans le carbone, elle est tout simplement non recyclable et finit le plus souvent en décharge ou incinérée, libérant des substances toxiques.
Une anecdote illustre bien ce tournant : « J’ai visité une usine, ça puait la mort chimique ; des gamins de 18 ans toussaient du sang après dix heures de travail. J’ai eu mal au ventre, et ce jour-là, j’ai dit non pour toujours. » Depuis, Max considère le carbone comme un « faux écolo », une matière pseudo‑verte dont le cycle de vie est polluant du début à la fin. À l’inverse, l’aluminium choisi par Commencal est sourcé en Europe, fondu localement, recyclable à l’infini et surtout produit dans des conditions éthiques. Il aime d’ailleurs dénoncer l’hypocrisie de certaines grandes marques qui se prétendent vertueuses tout en sous‑traitant en Asie pour leurs gammes carbone.
Mais les arguments écologiques ne sont pas les seuls à nourrir cette aversion. D’un point de vue technique, Max estime que le carbone est à la fois fragile et imprévisible. Ses équipes ont documenté de nombreux cas de délamination interne après un choc — des microfissures invisibles à l’œil nu pouvant causer des ruptures soudaines. Les tests menés par Commencal sont parlants : là où un cadre carbone concurrent cède après une cinquantaine de réceptions de deux mètres, un cadre aluminium encaisse plus de cinq cents impacts. C’est d’ailleurs avec des vélos en alu que Myriam Nicole et Amaury Pierron ont remporté leurs titres mondiaux, prouvant qu’un vélo performant n’a nul besoin de fibres exotiques.
Lui-même raconte avoir crashé des prototypes carbone à l’époque : « Même quand ça roulait bien, on ne pouvait rien réparer. Il fallait tout jeter. L’alu, au contraire, vit, respire, se ressoude. » Les statistiques des communautés de descente confirment d’ailleurs son intuition : environ 20 % des cadres carbone de DH présentent un problème structurel au bout de deux ans, contre moins de 5 % pour les cadres alu.
À ces arguments s’ajoute un aspect éthique décisif. Max refuse de cautionner un système industriel où la santé des ouvriers est sacrifiée pour la légèreté d’un produit haut de gamme. Il dénonce les conditions de travail dans certaines usines asiatiques, où l’exposition prolongée à des solvants cancérigènes provoque des maladies respiratoires graves. Pour lui, un vélo doit être synonyme de liberté, pas de souffrance à l’autre bout du monde. Produire en Andorre et en Europe, c’est aussi offrir des emplois décents : aujourd’hui, l’usine Commencal fait vivre près de 150 familles.
Enfin, il y a la question économique et philosophique. Le carbone coûte cher — tant en matériaux qu’en main‑d’œuvre — et fait grimper les prix sans offrir, selon lui, de vraie plus‑value de performance. L’aluminium, à l’inverse, permet de concevoir des vélos plus accessibles : un Supreme DH alu autour de 2 000 €, contre plus de 5 000 € pour un cadre carbone équivalent. « Nos victoires parlent pour nous. La preuve que le métal gagne encore. » Pour l’avenir, Max croit en un aluminium de nouvelle génération, plus résistant, plus durable, associé à des composants recyclables. Quant aux projets de cadres hybrides carbone‑alu, il tranche : « Jamais pur carbone. »
Dans ses interviews récentes, il ironise : « Les marques qui se moquaient de nous copient maintenant nos cadres alu ! » Et de conclure sur un ton prophétique : « Le carbone, c’est une bulle prête à éclater. »
Aujourd’hui, son refus du carbone n’est plus perçu comme une lubie, mais comme une conviction cohérente : celle d’un vélo durable, fiable et éthique. Ce credo, devenu l’ADN de Commencal, a forgé la réputation d’une marque aussi honnête que performante. Comme aime le dire Max : « Mon héritage, ce sera des vélos faits pour durer. »