Destinées à la fois à la route et au gravel, ces roues se distinguent par un rapport qualité-prix agressif et l'utilisation de composants fiables comme les moyeux DT Swiss. L'étude technique souligne l'importance de la rigidité latérale et frontale, ainsi que de l'aérodynamisme, pour optimiser le transfert de puissance et la vitesse.
Alors que la VR 35 privilégie la légèreté pour la montagne, la VR 50 mise sur l'inertie et la réduction de la traînée. Les tests confirment une conception robuste et polyvalente, capable d'accueillir des pneus larges grâce à une jante à crochets. Cette offensive commerciale vise à démocratiser l'accès aux technologies de pointe pour les cyclistes exigeants.
En tant que passionné de cyclisme, j'ai toujours cherché ce "Graal" : une paire de roues capable de transformer le comportement de mon vélo sans pour autant m'obliger à hypothéquer ma maison. Lorsque Van Rysel a annoncé le lancement de ses premières roues carbone, les VR50, après plus de deux ans de développement intense dans les Flandres, mon intérêt a immédiatement été piqué. Voici mon analyse complète, basée sur mon utilisation, les données techniques du fabricant et les retours de la communauté après des milliers de kilomètres.
Derrière le nom de code VR50 se cache une volonté farouche de Van Rysel de démocratiser la performance. Les ingénieurs basés à Lille ne se sont pas contentés de choisir un profil au hasard. Ils ont utilisé la CFD (Computational Fluid Dynamics) pour modéliser les flux d'air et minimiser la traînée aérodynamique.
Le profil de 50 mm a été validé en soufflerie à des vitesses de 30 km/h et 45 km/h, avec des angles de vent allant jusqu'à 20 degrés. Ce que j'ai trouvé fascinant dans leurs commentaires, c'est que ces roues ont été optimisées pour fonctionner idéalement avec des pneus de 28 mm, offrant ainsi le meilleur équilibre entre aéro, résistance au roulement et confort.
Un point qui m'a rassuré en tant qu'acheteur est que ces roues sont assemblées à Lille, en France. Les ingénieurs utilisent une machine spécifique qui garantit une tension des rayons homogène à ±20 kg près, une précision cruciale pour la durabilité et la réactivité latérale de la roue.
Dès le premier regard, la fiche technique impressionne pour le prix proposé (environ 899,99 €).
Jantes : Profil de 50 mm en carbone, avec une largeur interne de 22 mm et externe de 30 mm.
Moyeux : L'élément central est le moyeu DT Swiss 370 Classic. C'est une pièce de choix car elle intègre le système Ratchet LN, connu pour sa fiabilité et sa facilité d'entretien.
Rayons : 24 rayons en acier inoxydable à double rétreint plat, montés en format "coudé" (J-bend).
Poids : Annoncé à 1550g-1560g, j'ai pu noter que sur la balance, avec le fond de jante, on se rapproche plutôt des 1604g.
Ce qui me frappe le plus, c'est la rigidité. Les tests en laboratoire revendiquent une rigidité accrue de 5 % par rapport aux modèles concurrents testés par la marque. Sur la route, cela se traduit par une réponse immédiate lors des relances en danseuse. L'autre grand avantage est le choix de la jante à crochets (hooked). Contrairement aux systèmes "hookless" qui limitent le choix des pneus et la pression, ici, on peut monter du tubeless ou des chambres à air classiques en toute sécurité jusqu'à 8 bars.
Même si le tableau semble idyllique, tout n'est pas parfait.
L'esthétique des rayons : L'utilisation de rayons coudés (J-bend) est souvent perçue comme moins "premium" que le tirage droit (straightpull) par certains puristes. Cependant, comme le soulignent certains experts, le rayon coudé est plus facile à remplacer partout dans le monde.
Finition du carbone : Plusieurs utilisateurs, dont certains ont dû renvoyer leur paire, ont signalé des défauts visuels sous le vernis (taches blanches, marques de finition). Bien que cela n'affecte pas la structure, c'est un point de vigilance lors de la réception.
Le silence du moyeu : C'est subjectif, mais le moyeu DT Swiss 370 est relativement silencieux. Si vous aimez le bruit de "crécelle" marqué des moyeux haut de gamme, vous pourriez être déçu.
La VR50 est une roue de momentum. Elle excelle sur les parcours plats à vallonnés où maintenir une vitesse élevée est primordial.
Recommandations de pression et de pneus :
Section de pneus : Compatible de 25 mm à 55 mm. Pour la route, le constructeur préconise 28 mm.
Poids maximum : 130 kg (système complet vélo + cycliste).
Catégorie ASTM : Niveau 2, ce qui signifie qu'elles sont adaptées à la route et au gravel léger sur des chemins où les sauts ne dépassent pas 15 cm.
Les retours après plusieurs mois d'utilisation sont globalement très positifs, soulignant la robustesse.
Un utilisateur a mentionné avoir parcouru plus de 30 000 km avec des composants DT Swiss similaires sans aucun remplacement nécessaire, ce qui témoigne de la longévité de l'investissement dans ces moyeux. Sur le terrain, la stabilité par vent latéral est souvent citée comme une bonne surprise pour un profil de 50 mm, grâce à l'optimisation de la forme de la jante.
Certains cyclistes plus légers notent toutefois qu'en montagne, elles demandent un peu plus d'énergie pour être relancées par rapport au modèle VR35 (plus léger de 70g), confirmant leur typage pour la vitesse plutôt que pour les forts pourcentages.
Pour les ingénieurs de la marque, le défi était de proposer une roue capable de rivaliser avec des modèles coûtant parfois le double. En intégrant des partenaires reconnus comme DT Swiss et Sapim, ils ont "sous-traité" la fiabilité à des références mondiales.
Comparée à une Zipp 303s, la VR50 offre la sécurité des crochets, et face à une Hunt 50 Carbon Aero, elle propose la sérénité du réseau de SAV Decathlon et des composants DT Swiss.
Après avoir épluché les données et ressenti la route, ma conclusion est simple : la Van Rysel VR50 est sans doute l'une des options les plus cohérentes du marché actuel pour qui veut passer au carbone sans compromis sur la sécurité et la maintenance. Elle n'est peut-être pas la plus légère du peloton, mais sa rigidité, son aérodynamisme validé et ses moyeux DT Swiss en font un outil de performance redoutable pour les rouleurs.
Le conseil final : vérifiez bien la finition visuelle à l'achat, montez une paire de pneus de 32 mm en tubeless, et vous aurez une machine prête à affronter des milliers de kilomètres sur le bitume ou les sentiers de gravel rapide.
Note : Les informations techniques et les mesures de performance (rigidité, poids, aéro) proviennent directement des sources fournies, notamment les rapports de tests Van Rysel et les analyses de Legend Wheels ou road.cc.
V | R
dessinées par Van Rysel
Test en souflerie
Plutôt jolie por des roues à 899€